Strange Days

par The Struts

7.5
sur 10

Sorti le 16 octobre 2020, “Strange Days”, est le 3e album des Struts et il montre clairement la montée en puissance du groupe anglais. 2 ans à peine après leur dernier effort, les voilà de retour, et avec un style bien plus hétéroclite. Le confinement les a rendu très créatif et productif, avec un enregistrement réalisé en 10 jours. Et le single “Strange Days” qui illustre parfaitement la période bizarre que nous vivons tous actuellement.

Cet opus tranche clairement avec les deux précédents qui étaient plus “pop/rock” et catchy. Cet album, peut-être celui de la maturité, nécessite plusieurs écoutes pour digérer des chansons de plus de 6 minutes, et ces nombreuses associations à des artistes comme Robbie Williams, Albert Hammond Jr. ou Tom Morello. Et comme le dit si bien Luke Spiller, “On voulait être le seul groupe capable d’avoir à la fois Robbie Williams et Tom Morello sur un même album”. Et il ajoute “pourquoi seuls les groupes de rap & hip hop s’autorisent à avoir autant de featuring et pas les groupes de rock ? ”. 

Effectivement, un sacré grand écart musical où chacun y trouvera son compte. 

Track list de 10 chansons : 

  • Strange Days : Balade rock de 5min, avec Robbie Williams en guest star, qui traite de la situation actuelle où règne le Covid. D’ailleurs, cette phrase “where science fiction has become reality” synthétise parfaitement ce qu’on a tous pensé très fort lorsque ce virus est apparu. Et c’est autour d’une discussion complètement casual entre Luke Spiller et Robbie Williams (devenu potes depuis que Robbie a aidé Luke à se débarrasser de certaines addictions), que le frontman des Struts lui a dit “hey, ça te dirait de participer à une de nos chansons ? “. 
  • All Dressed Up (With Nowhere To Go) : Un titre qui fait lui aussi référence au confinement : “I wanna take you out / On Friday evening / But In this lockdown babe I cannot go out / My heart is bleeding”. Effectivement, à part un date virtuel sur Zoom, c’est un peu compliqué de sortir. Chanson très entraînante, avec quelques touches de saxophone, qu’on a envie de chanter à tue-tête. 
  • Do You Love Me : Ah, la dure vie de rock star. Que faire face à cette avalanche de courtisanes qui n’en veut qu’à ton argent et ta célébrité ? “You like the credit cards and private planes, but do you love me?”. Une chanson catchy avec ces nombreuses répétitions du refrain “do you love me”. Mais un peu en-deçà du reste de l’album.
  • i Hate How Much I Want You : En guest star avec Phil Collen et Joe Elliot, guitariste et chanteur des Def Leppard. Une ouverture avec des guitares bien lourdes, un style qu’on ne connaissait pas au groupe. Puis on retrouve des couplets et refrains très dynamiques, bien plus fidèles aux Struts. Ça parle ici des cœurs brisés : “I’m not asking where you’ve been / How and when did it begin / But are you telling him the things that you told me? / Now you’re with him”.
  • Wild Child : Et là c’est la claque. Le featuring avec Tom Morello. Clairement la chanson la plus rock de l’album avec des riffs puissants, et des solos déjantés de l’ex-guitariste de Rage Against The Machine. Et que dire de cette énergie qui se dégage du refrain ? Quelle performance de Luke Spiller. Le 1er coup de cœur de l’album. Et oui, il y en a encore 2 autres.
  • Cool : La chanson préférée du frontman. On retrouve le style catchy des derniers albums avec un refrain dont la foule prendra un grand plaisir à chanter en chœur. Mais ce n’est pas la chanson qui retient le plus notre attention. Avec plus de 6 minutes au compteur, elle paraît bien plus taillée pour le live où on imagine de nombreuses impros et interactions avec le public.
  • Burn It Down : Le 2e coup de cœur de cet album. Chanson Rolling Stonienne avec un très bel accompagnement au piano. Elle nous transporte et nous rend très nostalgique. On a envie de rêvasser en buvant un bon whisky et fumer un gros cigare. Et une fois encore, on est sur de la love song avec une petite blagounette en prime : “I’m the one and only virus / That you’ll love when you get”.  
  • Another Hit Of Showmanship : On laisse la nostalgie derrière nous et on file sur une chanson bien plus lumineuse (instrumentalement parlant) qui donne la patate. Un son plus typique Struts et très entraînant. Une chanson simple mais réussie. Avec la patte de Albert Hammond Jr, guitariste des Strokes. 
  • Can’t Sleep : Un refrain extrêmement puissant et entêtant qu’on aura tous envie de beugler en concert. Là aussi un style plus typique des Struts. Juste une petite déception avec ce solo qui n’arrive pas réellement à transcender la chanson. Dommage. 
  • Am I Talking to the Champagne (Or Talking to You) : Et le voilà le 3e et dernier GROS coup de cœur. Encore beaucoup de nostalgie qui s’en dégage. Une chanson très aboutie, avec une belle montée en puissance durant ces quasi 6 minutes. Le refrain nous emporte totalement. De très belles guitares, des chœurs envoûtants et un saxophone qui donne cette touche bluesy. On se croirait en plein Memphis, Tennessee. Une vraie réussite ! 

Allez, bonne écoute de “Strange Days” ! 

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Strange Days

par The Struts

7.5
sur 10

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