The Noctambulant revient le 18 septembre 2026 avec Revival, un nouvel album studio publié via Terminus Hate City. Le groupe de black metal originaire de Jacksonville, en Floride, y tisse son folklore sudiste dans un son plus noir que jamais. Entre spiritualité dévoyée, marécages hantés et violence mystique, le disque se présente comme un véritable rituel de blackened metal américain.

Revival, voyage au cœur d’un Sud gothique et possédé

Actif depuis 2013, The Noctambulant s’est fait un nom dans l’underground extrême en mêlant black metal, blackened death et imagerie Southern Gothic. Avec Revival, le quatuor revendique plus que jamais ses racines de Floride et d’Appalaches, où légendes, sermons baptistes et superstitions nourrissent chaque titre.

L’album s’ouvre sur “Repent and Be Saved”, une intro menaçante portée par orgue Hammond et prêches enfiévrés, qui installe un climat de messe noire sudiste. Viennent ensuite les montées en puissance comme “Bring The Sorrow”, qui détourne le Psaume 91 en incantation désespérée, ou “Apokalypsis”, plongée dans des bois où la nuit semble littéralement avaler les hommes.

Le groupe explore également la mémoire ouvrière maudite avec “Dark Dawn”, inspirée des mines de Caroline et de leurs récits d’horreurs enfouies, avant de s’enfoncer dans la pure déréliction sur “Macabre”, hantée par l’ombre de l’Apocalypse et du chapitre 9:6 de l’Apocalypse. L’instrumental “Revival Fire” offre un court répit, simple respiration avant de replonger dans la tempête.

Entre folklore, extrême modernisé et reprise de Nick Cave

Pensé comme une descente progressive dans l’abîme, Revival enchaîne ensuite les morceaux les plus immédiats et potentiellement fédérateurs. “Skeleton Key”, single phare du disque, condense la rage du groupe dans un hymne de transcendance noire, où la mort devient passage et non fin. “Killing Tree” et “Hell Ride” prolongent cette veine de prêches dévoyés, où le salut religieux se renverse en condamnation.

Le volet le plus spectral de l’album s’incarne dans “San Martino”, inspiré par un monastère englouti par les marais, métaphore parfaite de ce Sud américain où la foi côtoie le macabre. En clôture, The Noctambulant ose une reprise de “Red Right Hand” de Nick Cave and the Bad Seeds, reconfigurée comme un dernier acte funèbre parfaitement aligné avec l’atmosphère poisseuse et menaçante du disque.

Composé de E. Helvete (guitare/chant), D. Franseth (batterie), Lars G (basse) et Rev. Beaumont (guitare lead), le groupe prolonge ici une discographie déjà marquée par Advocatus Diaboli (2016), The Cold and Formless Deep (2019) et le single “Hellrazor” (2021). Avec Revival, The Noctambulant affirme plus que jamais son identité : un black metal feral, nourri de Venom, Bathory ou Dark Funeral, mais entièrement traversé par les fantômes et les mythes du Sud américain.


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