C’est dans le cadre du magnifique festival Echos et Merveilles, à Bruguières, au Nord de Toulouse, que Visions Of Atlantis à accepté de nous donner de leur temps pour répondre à nos interrogations. Un grand merci à Clémentine Delauney, notre représentante Française au sein de du groupe, pour sa gentillesse.

Le Public Français au top !

Pozzo Live : Tout d’abord, comment vas tu, et comment appréhendes tu cette date ici à Echos et Merveilles ?

Clémentine Delauney : Je suis ravie de revenir dans cette région. Nous déjà joué plusieurs fois à Toulouse ( 2023 Usine à Musique et 2024 Metronum NDLR ) et à chaque fois l’accueil à été vraiment chaleureux. On se rend compte cette année que le public Français est vraiment la pour nous, que c’est un des plus démonstratif, donc c’est un plaisir absolu d’être ici ce soir.

Nous auront des pirates fidèles qui seront là, c’est notre première fois sur ce festival, qu’on trouve par ailleurs hyper agréable, trop beau. On a hâte de passer un super moment.

On rêve d’un vrai bateau pirate sur scène !

Pozzo Live : Chose amusante pour un groupe de pirates, vous avez actuellement le vent en poupe !

Clémentine : Oui ! Disons que ce genre d’énergie fluctue. L’histoire du groupe est longue et riche. Pendant longtemps, on a eu à lutter face à une tempête invisible, et infernale. Et aujourd’hui, le fait que le vent nous soit plus favorable est une chose que l’on apprécie d’autant plus.

Une scénographie plus grande

PL : J’ai eu la chance de vous voir sur vos derniers passages en France, avec un changement progressif de jauge, votre scénographie s’adapte aussi à la taille des salles, comment gérez vous l’apport scénographique plus grandiose et comment vous y adaptez vous ?

Clémentine : Disons que depuis qu’on a décidé de s’établir comme un groupe de pirates, on voit les choses en grand ! On rêve d’une scéno énorme, d’un vrai bateau pirate sur scène, de choses mouvantes. Moi je rêve d’un show immersif, de choses énormes, pas de limites !

Quand on a eu accès à des scènes plus grandes, à des festivals, on s’est dit il faut plus de matériel, de décor, en profiter et jouer avec. Ce soir, on a pas amené tout ce qu’on aurait pu amener, on a des props en plus qu’on a utilisé sur la tournée Pirates and Kings. On évolue. Et par la suite quand on aura l’habitude de jouer sur des scènes plus grandes on adaptera aussi le show pour le rendre le plus spectaculaire possible.

PL : Ca fait plaisir d’avoir un gros groupe de pirates qui ne monte pas sur scène avec des bières et un canard !

Clémentine : Sabaton et Powerwolf montrent actuellement ce qu’il est possible de faire avec une grande scène. On peut pousser les choses le plus loin possible. Malheureusement on n’aura pas de pyros ce soir, c’était impossible, mais on fera le max !

PL : Ce soir il y aura comme souvent des enfants au concert !

Clémentine : On a en effet pas mal d’enfants à nos concerts en général. Ca rend le show tellement léger, quelque part. Après, il y a des zones ! Il y a le cœur du pit, au milieu, avec les enragés, et les enfants sur le côté et devant, car plus facile à protéger près des crash. Des personnes plus âgées aussi.

C’est un show qui ramène tout ce que l’humanité peut offrir ! Le gap d’âge est assez incroyable.

De la nouveauté dans les bacs

PL : Ca fait quelques années que les fans se sont habités à avoir une sortie annuelle alternée album puis live. Cette année proposition différente avec une relecture orchestrale. Comment est né ce projet ?

Clémentine : On avait déjà sorti la version orchestrale de l’album Pirates. Mais cette fois, on a décidé de rajouter des instruments réels, qui jouent les mélodies de chant. On entend du coup l’ensemble de l’album sans le groupe, mais quand même l’intégralité des chansons, avec tout l’aspect mélodique.

En fait en s’est rendu compte que nos fans aiment énormément ce côté aventurier, l’aspect épique, de pouvoir écouter la musique en faisant autre chose. Je suis fan de musique de film, j’aime les ambiances qui changent d’humeur. On s’est dit qu’il fallait qu’on teste si les gens aimeraient ce genre de produit. Et ca marche.

PL : Du coup n’auriez vous pas l’envie de monter un concert ou une tournée accompagnés d’un orchestre ?

Clémentine : Disons que pour le faire bien, ca demande beaucoup de temps. On l’ déjà fait pendant la période Wanderers. Et aussi au Masters of Rock 2022. Ca n’était jamais très satisfaisant. Sur des festivals en Open Air, obligé de coupler avec des samples pour faire ressortir l’orchestre. Bref décevant.

On s’est dit que si on doit le refaire autant bien le faire, et prendre le temps d’en faire un super spectacle. On devait le refaire au Masters of Rock, mais on a abandonné pour les raisons que je viens de t’expliquer.

PL : L’arrivée de Michele sur l’album Wanderers en 2019 a coincidé, peut être par hasard, avec votre changement identitaire….

Clémentine : Plus sur l’album d’après en fait. C’est moi voulait faire de Visions of Atlantis un groupe pirate. Depuis mon arrivée en 2013. Je devais écrire des paroles, je voulais garder de thème de l’océan par respect pour le passif du groupe.

Je me suis dit ok, on est des metalleux, on des rebelles, les rebelles de l’océan c’est qui ? Bah c’est les pirates ! Ca permettait aussi d’explorer tout le c$oté un peu rebelle qui a toujours été mien, anticonformiste, etc…

Je me suis dit on va en faire une belle métaphore avec le thème de la piraterie. Mais la piraterie fantaisiste, romancée, pas réelle. Pour ne pas se coincer dans l’historique. Ca n’a pas été validé à l’époque. J’ai réussi à en parsemer quelques touche de ci de là, comme dans le clip de « The Deep and The Dark » ou on voit les Ye Banished Pirateers.

Et après sur Wanderers, on avait un peu abordé le thème des naufragés perdus sans appeler ça des pirates. Puis quand on est arrivé sur l’album suivant, avec Mich, on a commencé à proposé plus de morceaux, la musique est plus devenu plus la notre, et on a travaillé avec un producteur qui lui a très bien vu que ca pourrait fonctionner de mettre en place cette esthétique là.

PL : Ca a sans doute amené plus d’osmose créative ?

Clémentine : Oui, disons que ca a donné une ligne directrice, principale. Sans nous contraindre à se cantonner à une période historique réelle. Nous on se permet d’être dans la fantaisie, il y a de la magie dans tous nos clips. Nos costumes ne sont pas du tout des costumes de pirates. On veut du rêve !

PL : Du coup tout le monde a la main sur la création ?

Clémentine : Disons que notre bassiste ( Herbert Glos ) et notre guitariste ( Christian Douscha ) sont hyper heureux d’être là, et hyper heureux de suivre tous le projet. Ils ont leur avis sur les choses, et sur certains projets.

Mais la création et la direction, nous sommes trois. C’est Thomas ( Caser, batteur ) le fondateur, Michele à la composition et moi aux paroles. Donc ca fait un joli triangle ou on façonne les choses ensemble. De tout façon c’est compliqué de faire quelque chose avec une identité forte si elle doit répondre à cinq points de vues différents.

Une artiste touche à tout

PL : Comment arrives tu à faire coïncider ton travail avec Visions of Atlantis, Exit Eden, ton engagement associatif avec Sounds Like Hell, ton Patreon… ?

Clémentine : Bah… C’est pas de tout repos. J’ai appris à hiérarchiser les priorités, déléguer beaucoup. Surtout vis à vis de SLH; Ca s’apprend. Faut trouver des personnes de confiance. Faut accepter que les choses soient faites pas exactement comme on les aurait faites nous. Tant qu’elles sont faites.

Parfois j’ai l’impression d’avoir les pieds dans pleins de plats différents. De trop me disperser. Et des fois j’ai l’impression de ne pas amener toutes me valeur dans un seul projet. Je suis en pleine réflexion sur ce sujet, à savoir comment mieux rééquilibrer ma vie, pour que mon énergie aille dans la bonne direction.

PL : Avec Exit Eden, tu côtoies Marina La Torraca, qui vient d’intégrer Battle Beast. Que penses tu de ses débuts ? Comment vois tu son futur ?

Clémentine : Disons pour commencer que je suis hyper fière pour elle, parce qu’elle le mérite. Elle a traversé des période de doute extrêmes, sur même l’existence de sa carrière musicale. Elle  a envisagé d’y mettre un terme. Car avec Phantom Elite c’était compliqué, qu’elle y mettait toute son énergie, et qu’au bout d’un moment le temps passe, qu’elle a aussi envie peut être de se construire une vie de famille. Les priorités changent…

Donc qu’un groupe établi comme Battle Beast, avec une renommée et un public l’appelle, c’est un magnifique cadeau du destin pour elle, car elle le mérite vraiment. Du Brésil, elle a traversé l’océan pour se construire une carrière. Elle a appris l’Allemand, elle s’est fondue dans le marché musical Allemand, puis Hollandais…. Elle a tout donné pour ce rêve. J’ai l’impression que l’univers lui envoie un message : tu es faite pour ça !

Après ce que je trouve dur, c’est la réaction des fans de comparer. Parce que quand on est fan on compare. L’émotionnel réagit de suite avec un tel changement dans un line up. On s’attache à ce qu’on aimait. Mais c’est une période de transition. Ils vont comprendre que ce n’est pas la voix de Noora    ( Louhimo, ex chanteuse de Battle Beast ). Elle ne remplacera pas Noora mais amenera une autre énergie ! J’espère que le groupe écrira des choses bien pour elle !

PL : Merci à toi pour cette entrevue, et à tout à l’heure sur le stage ! Qui devrions nous interviewer après toi ?

Clémentine : Marina La Torraca. Pour avoir son avis à elle !

Un grand merci à Marie Ange Martin, attaché de presse d’Echos et Merveilles, à Nicolas Chaccour, le père du Roi Mundis, fondateur et organisateur du festival, et à Clémentine Delauney pour sa gentillesse.

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