Iron Maiden a donné un concert le 28 juin dernier dans l’enceinte du Groupama Stadium en périphérie de Lyon. Une date qui s’inscrit dans la tournée du 50e anniversaire du groupe (rien que ça) avec une setlist 100% nostalgique. Un concert qui a eu chaud : car le risque d’orage était fort, et il aura fallu une bonne décision d’avancer d’une demi-heure le concert d’Iron Maiden pour passer entre les gouttes de l’annulation qui pendait au nez (et dont d’autres événements sur Lyon ont fait les frais ce soir-là).
Anthrax en ouverture
Les légendes britanniques sont tellement au-dessus du monde que même leur première partie aurait fait office de tête d’affiche dans un autre contexte. Car ce soir, c’est Anthrax, éminent membre du Big Four of Thrash Metal qui ouvre les hostilités sous un soleil de plomb. La bande à Scott Ian nous offre une ouverture efficace en terrain, il faut le dire, conquis. Car même s’ils ne sont pas le plat de résistance de ce soir, tout le monde les connaît et l’accueil est à la hauteur.

Avec 7 titres dont 2 reprises, le groupe n’aura pas un temps infini sur scène, mais juste assez pour donner chaud à une foule qui suait déjà à grosses gouttes sous le mercure qui frôlait les 40°.
Iron Maiden vient tirer les larmes aux premiers fans
Cette tournée résonne avec une saveur particulière : un demi-siècle d’existence pour un monument du Heavy Metal, et toute la production musicale qui vient avec, on ne peut que s’attendre à une avalanche de tubes. Et des tubes, il y en aura. Spécialement pour les fans de la première heure car le groupe fait son entrée en scène avec le trio Murders in the Rue Morgue – Wrathchild et le rare en live mais excellent Killers.

Le ton est donné, et sera le même pendant les 2 heures de set d’Iron Maiden : place aux morceaux qui ont fait la carrière légendaire d’Iron Maiden, ceux qui se scandent, ceux qui résonnent dans la tête de tout fan quel que soit le moment où ils ont rejoint le navire. Cette tournée est là pour célébrer toute la carrière d’Iron Maiden. Toute ? Non… Car malgré 50 années de carrière, seules les 25 premières sont représentées dans la setlist avec aucun titre post-2000, preuve s’il en fallait, que même s’il y a de très bons morceaux dans la seconde partie de carrière du groupe, aucun n’a l’aura nécessaire pour figurer dans la setlist de ce soir.
Sur scène, les septuagénaires ont la patate. Plus d’énergie que bon nombre des personnes dans la fosse. Janick, fidèle à lui-même, enchaîne le démonstratif pendant que le duo Smith-Murray se trouve plus en retrait, s’affairant à faire chanter leurs guitares. Et Bruce pendant ce temps ? Il court partout, change 10 fois de costume, harangue la foule. Il déploie une énergie impressionnante sous la chaleur de plomb, aux côtés d’un Steve Harris impérial, seul membre du groupe qui tient parfaitement sur le plan de la technique musicale.

En effet, certains solos seront imprécis ce soir, certaines mélodies auront quelques fausses notes, mais qu’importe. On n’est pas là pour ça. Dans l’ensemble tout tient parfaitement la route avec un groupe qu’on sent en forme, soudé, et prêt à affronter encore l’avancée des âges.



















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