Le nouveau chapitre du festival This Is Not a Love Song se poursuit avec le lancement de l’édition 2026. Ce vendredi 5 juin, le site de la Paloma a accueilli des festivaliers avides de découvertes musicales et de retrouvailles. Une première soirée qui n’a pas fait de fausse note.

C’est un retour sans fausse note pour le festival This Is Not a Love Song, dont la première soirée a eu lieu le vendredi 5 juin. @ecrantactile_
Téléphone, batterie externe, une barre de céréales, lunettes de soleil et crème solaire. Après avoir vérifié une ou deux, que tous les indispensables de la soirée sont bien dans leur sac, il est temps pour les festivaliers de se mettre en chemin. Direction la salle de concert, Paloma, qui pour l’occasion, a ouvert les portes de ses jardins en y installant deux scènes extérieures et plusieurs lieux de rencontre entre les festivaliers.
Il fallait au moins ça pour le grand retour du festival This Is Not a Love Song. Une édition qui s’inscrit dans la poursuite du nouveau chapitre entamé avec Beau Weekend l’année précédente. Pas de panique pour les fidèles du festival, l’esprit reste le même, mettre en lumière les artistes d’hier et de demain qui font vivre la scène musicale indépendante et émergente sur des airs de rock, de pop et de folk. Pour les nouveaux qui découvrent This Is Not a Love Song, l’équipe du festival s’est démenée pour leur faire découvrir cet événement musical de la meilleure façon.

Bandit Bandit a inauguré la première soirée du festival. @ecrantactile_
Le coup d’envoi de l’édition 2026 est lancé
Le coup d’envoi est donné à 18 h lorsque les portes du lieu s’ouvrent et que les premiers arrivés pénètrent enfin sur le site du festival. Après quelques minutes pour se familiariser avec les lieux et avoir fait un tour au bar, histoire de rester bien hydratés, le groupe Bandit Bandit inaugure la grande scène extérieure, Flamingo. Une mise en bouche qui a permis au public de se chauffer la voix et de réaliser ses premiers pas de danse.
Dans le public, les festivaliers ont discrètement été rejoints par les membres de The Sophs pour profiter de la fin du set de Bandit Bandit avant de rejoindre la seconde scène extérieure, Mosquito, où ces derniers performeront peu après. Mais avant de s’atteler aux balances, les festivaliers ont pu apercevoir le chanteur, Ethan Ramon, renouer avec ses souvenirs d’enfance sur la balançoire.

@ecrantactile_
Bruits de couloir ou prémonitions ?
Pendant ce temps, les autres scènes prennent vie en accueillant Avalon Bloom sur la scène Mosquito et Dressed Like Boys dans la grande salle. Une grande salle bien connue du public nîmois qui ne désemplit pas tout au long de la soirée. Tout comme le patio, un lieu plus intimiste qui réserve de grandes surprises pour les festivaliers, ces derniers ont été au rendez-vous, puisqu’il aura fallu jouer des coudes pour intégrer le patio, qui afficha complet une grande partie de la soirée.
En déambulant sur le site du festival, la musique est présente à chaque recoin. Des voix s’élèvent au-dessus de cette dernière, des discussions entre amis se mêlent aux réactions face aux artistes découverts au cours de la soirée. « Donne-leur un an, et ils seront énormes. On entendra parler d’eux partout », peut-on entendre à la sortie du show de The Sophs. Le sextet californien n’a laissé personne indifférent, son énergie débordante et chaotique a marqué le public qui, pour la plupart, n’avait encore jamais croisé le chemin du groupe. Pas besoin de longue présentation pour que le public se laisse embarquer, tapant du pied sur le sol à l’instar du chanteur, dont l’empreinte des semelles demeure toujours sur la scène, et se faisant le chœur des musiciens lors du morceau « Blitzed again ».

The Sophs ont conquis le public nîmois avec leur énergie à la fois chaotique et maitrisée. @ecrantactile_
De nouveaux souvenirs
C’est toujours sous le coup de la surprise que les festivaliers se dirigent vers une autre scène, une scène qui accueillera une valeur sûre. Alors que la nuit s’installe et que les musiciens montent sur scène, les souvenirs de certains festivaliers remontent à la surface. Lors de leur passage en 2019, l’indie pop des musiciens originaires de Montréal avait laissé un doux souvenir aux festivaliers. Alors, quelle ne fut pas leur joie de revoir le nom de Men I Trust inscrit à la programmation 2026 !
Pour la seconde fois, le public s’est laissé rêver sur les morceaux du groupe québécois. Entre classiques et nouveaux morceaux, les membres de Men I Trust ont créé de nouveaux souvenirs lors de cette édition de This Is Not a Love Song.

Après un premier passage en 2019, Men I Trust a retrouvé le public de This Is Not a Love Song ce vendredi 5 juin. @ecrantactile_
L’air s’alourdit et les corps se délient
Alors que la nuit se refroidit et que l’air semble encore léger, apaisé par le concert de Men I Trust, l’ambiance change radicalement. Un phénomène dû à l’apparition, semblable à une catastrophe météorologique, de Body Horror. Déjà dix ans que le groupe existe et, pourtant, un bon nombre de spectateurs étaient complètement passés à côté du groupe britannique… Jusqu’à cette soirée. À la fin du premier morceau, la surprise résonne bruyamment, traduite par les applaudissements d’un public qui ne comprend pas le spectacle auquel il assiste. Décrit comme un groupe défendant un son post-punk avec des influences rave, la performance délivrée par Body Horror, en ce premier soir de festival, va au-delà de cette description. Il n’y a pas de mots pour décrire la détonation provoquée par le passage de Body Horror, seul demeure une violente envie d’en entendre plus.

La surprise Body Horror lors de cette première soirée. @ecrantactile_
Comment terminer en beauté
Toujours sous le coup de l’émotion, vient le moment des derniers concerts de la soirée. Pendant que certains festivaliers choisissent le chemin de la raison, en rentrant chez eux pour profiter d’une bonne et longue nuit réparatrice, d’autres festivaliers veulent prolonger le plaisir.
Qui de mieux pour mener ce plaisir vers son zénith que les New-Yorkais de Model/Actriz. Alors que les festivaliers présents dans la salle sont en ébullition, galvanisés par une soirée riche en émotions, ils ne savent pas encore ce que leur réserve les membres du groupe. Et plus particulièrement, le chanteur, Cole Haden, qui débarque sur scène d’un pas langoureux, laissant traîner ses talons sur le sol, sac à la main. Il sonde le public du regard, pendant que le reste du groupe entame les premières notes de Vespers, un morceau issu de leur dernier album Pirouette paru l’an dernier.

Model/Actriz a clôturé la soirée en beauté avec un concert digne de leur réputation. @ecrantactile_
Puis, une fois débarrasser de son sac à main, laissé à l’abandon au pied du batteur, Cole Haden s’élance dans une chorégraphie erratique et imprévisible. Alternant entre acrobatie et mouvements de voguing. Une énergie que peu avait anticipé, laissant le public sans voix et affamé de savoir ce que leur réserve la suite du concert.
Une suite qui se construit entre Model/Actriz et le public nîmois, puisqu’à plusieurs reprises, Cole Haden rejoint le public pour partager son micro et quelques pas de danse. Une fois de retour sur scène, le chanteur et les membres du groupe ont pu constater l’effet produit sur ce public plongé dans une transe fiévreuse et humide.
Pour leur première fois à Nîmes et à This Is Not a Love Song, Model/Actriz a réussi à clôturer la soirée en beauté, laissant les festivaliers avec la profonde envie de les revoir le plus tôt possible.

Model/Actriz a plongé le public nîmois dans un état de transe. @ecrantactile_



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