Anthrax remet les pendules à l’heure. Dix ans après « For All Kings », les New-Yorkais reviennent frapper fort avec « Cursum Perficio », leur douzième album studio, attendu pour le 18 septembre 2026 via Nuclear Blast Records et Megaforce Records.
Un disque pensé comme un véritable aboutissement, porté par un premier single sans filtre, « It’s For The Kids », taillé pour rallumer instantanément les nuques des fans de thrash.
Un titre latin, une décennie de silence et beaucoup de rage
« Cursum Perficio » signifie en latin « Mon voyage est terminé » ou « Je complète mon voyage ». Un clin d’œil lourd de sens pour un groupe qui fête 45 ans de carrière et signe ici un album présenté comme l’un de ses plus complets.
Entre le précédent disque et celui-ci, il y a eu la pandémie, l’arrêt brutal des tournées, puis la redécouverte simple d’être à nouveau réunis en studio. Scott Ian parle d’un sentiment de « renaissance », avec toute la peur de tout perdre et la joie de tout retrouver injectées dans la musique.
Charlie Benante voit ce nouvel album comme la somme de tout ce qu’Anthrax a appris depuis « Worship Music » et « For All Kings ». Sans dire que ce sera le dernier chapitre, le batteur évoque clairement l’idée d’une étape majeure franchie par le groupe.
Scott Ian va même jusqu’à comparer « Cursum Perficio » à « Among The Living » dans la trajectoire du groupe : un disque rendu possible par tout ce qui a été fait avant, et pensé comme une nouvelle pièce maîtresse de leur discographie.


« It’s For The Kids » : un love letter aux fans, version thrash
Pour lancer ce cycle, Anthrax a choisi « It’s For The Kids », un morceau de quatre minutes présenté comme un condensé de tout ce qui fait l’ADN du groupe : riffs scie circulaire, batterie en surchauffe, refrain qui appelle les chœurs de la fosse.
Scott Ian décrit le titre comme une « lettre d’amour aux fans » et un retour assumé à la première ère du groupe, avec un thrash direct, agressif, porté par un gros refrain. Un futur classique de setlist en puissance, pensé pour le live.
Charlie Benante insiste sur cette tension permanente dans le morceau, avec une batterie lancée à pleine vitesse pendant que les guitares martèlent en contrepoids. Pour lui, c’est l’un des riffs les plus forts du disque, un cadeau assumé aux fans « qui sont là depuis toutes ces années ».
Joey Belladonna parle d’un titre « droit dans l’axe Anthrax », rempli de feu et de punch, avec un vrai plaisir à pousser la voix. Jonathan Donais souligne, lui, un morceau « rapide, agressif, accrocheur », qu’il imagine déjà comme un moment fort en concert.
Un album pensé comme un nouveau sommet
Enregistré à Los Angeles, dans le Studio 606 de Dave Grohl, « Cursum Perficio » a été façonné avec le producteur Jay Ruston, déjà complice du groupe. L’idée : respecter l’histoire d’Anthrax tout en élargissant encore les contours de leur son.
Frank Bello explique que le groupe sait aujourd’hui exactement ce qui le fait vibrer, et qu’il a tout laissé « sur la table » pour ce disque. La faim est toujours là, avec l’envie affichée d’appuyer à fond sur l’accélérateur pour la suite.
Entre le poids du titre, le contexte post-pandémique et ce premier single furieux, « Cursum Perficio » s’annonce comme un chapitre à part dans l’histoire d’Anthrax. Un disque pensé pour ceux qui les suivent depuis les débuts comme pour celles et ceux qui découvriront le groupe à travers ce nouvel accès de rage.
Reste à voir, le 18 septembre, jusqu’où ce voyage « complété » fera encore bouger les lignes du thrash moderne.
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