Dida Pelled revient avec un projet à part : un album d’Americana teinté de jazz, pensé comme un hommage aux femmes oubliées de la chanson folk. Baptisé I Wish I Was A Single Girl Again, il sortira le 23 octobre 2026 et s’accompagne déjà d’un nouveau single, Shooting Star.

Installée à Brooklyn, la guitariste et chanteuse new-yorkaise profite aussi de cette sortie pour revenir sur scène à Paris : elle sera en concert au Duc des Lombards le 15 octobre 2026.

Un album né d’une obsession pour les “femmes oubliées de la chanson”

Avec I Wish I Was A Single Girl Again, Dida Pelled pousse plus loin un projet qu’elle cultive depuis plusieurs années : redonner voix aux artistes féminines effacées des récits officiels de la folk américaine.

Le point de départ, c’est Tia Blake. Sa version du morceau-titre, “I Wish I Was A Single Girl Again”, a servi de boussole à tout l’album. Dida en fait une relecture intime, à la frontière entre folk dépouillée et jazz feutré, où l’on entend autant la liberté des clubs new-yorkais que la poussière des routes américaines.

Le disque s’inscrit dans la continuité de son spectacle The Lost Women of Song, où elle met déjà en avant des figures comme Connie Converse, Elizabeth Cotten ou Molly Drake. Ici, cette obsession devient un véritable fil rouge, autant dans le choix des chansons que dans la manière de les habiter.

Entre Americana et jazz, un casting new-yorkais cinq étoiles

Musicalement, Dida Pelled navigue entre blues, jazz et Americana, avec un son chaleureux et organique. Elle s’entoure pour cela d’un noyau dur de musiciens new-yorkais : Sullivan Fortner au piano, Tony Scherr à la basse et Kenny Wollesen à la batterie, rejoints par le guitariste Emmanuel Michael.

Produite par Matt Pierson et publiée par le label La Réserve, cette nouvelle étape arrive très vite après son précédent album I Wish You Would, plongée blues-jazz déjà repérée par la presse américaine. Ici, la couleur s’éclaircit : on entend davantage de guitares acoustiques, de respirations folk, mais toujours avec ce sens du swing discret qui la suit depuis ses débuts.

Premier aperçu du disque, le morceau éponyme I Wish I Was A Single Girl Again dévoilait la facette la plus introspective du projet. Avec le nouveau single Shooting Star, Dida ouvre un autre pan de l’album, plus libre et spontané, construit autour du dialogue entre sa voix et sa guitare.

Une histoire d’exil, de désir et de nouvelle famille choisie

Derrière les chansons, il y a aussi un moment de vie très fort pour Dida Pelled. L’album arrive alors qu’elle franchit plusieurs caps personnels importants, en tant qu’immigrée et femme queer installée à New York.

Elle y raconte, souvent avec humour, ce qu’elle est prête à sacrifier pour continuer à vivre la vie qu’elle a choisie. Un morceau comme “Pretzel Fest Boogie” capture par exemple, sur un ton léger, l’épisode où elle obtient sa green card en épousant une femme originaire de l’Idaho.

Moins occupée par les récits de cow-boys de ses précédents projets, elle creuse ici les “structures profondes du désir”, selon ses propres mots, et ancre le disque dans une communauté de musiciens plutôt que dans un territoire précis. Un album qui parle autant de foyers que l’on se construit que de chansons que l’on sauve de l’oubli.


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