Omega

par Epica

9
sur 10

Epica est de retour le 26 Février avec Omega, 8eme album des fers de lance du symphonique Hollandais, toujours chez Nuclear Blast.

Les Hollandais sortent d’un break mérité, épilogue d’une grosse tournée pour l’excellent et complexe The Holographic Principle, précédent elle même la sortie et la tournée célébrant le non moins brillant Quantum Enigma. Quand la pause s’impose (pardon).

Ne perdons pas de vue qu’Omega est censé s’intégrer dans un concept traitant de la physique quantique. Il est le troisième (et peut être dernier) volet d’un ensemble hétéroclite. Sorti de l’esprit érudit de son créateur, Mark Jansen. Et nous allons découvrir qu’une fois encore, la qualité est au rendez vous.Omega

L’album s’ouvre, comme à l’accoutumée, sur un instrumental, censé ouvrir les concerts. Mais aussi donner le ton de l’album. Alpha – Anteludium est varié, mais résolument épique. Et lance parfaitement Abyss Of Time, premier single du combo du plat pays.

Un morceau très rythmé, avec un beat de batterie régulier, et, chose très sympathique, un duo vocal Mark/Simone pas si fréquent. Mais très réussi. Les chœurs sont toujours aussi présent au coeur du son du groupe. Les breaks aussi, donnant la part belle au grunt de Mark, très puissant et éthéré. Les sonorités ethniques amènent un plus à l’ensemble sans sortir le groupe de ce qu’il sait faire: un sympho puissant et progressif. Doux et agressif. Chaud comme l’Orient. Froid comme la Scandinavie.

The Skeleton Key vient ici nous offrir une transition toute en douceur, ou l’harmonie chœurs et voix féminine prend tout son sens. Simone y est ici toute en sensibilité et guide le groupe vers l’infini, avec classe. Belle “power ballade”. Seal Of Salomon confirme l’impression première: l’Orient est bien de la partie. Et on en redemande!

Ce qui transpire de cet album, c’est l’attachement de Mark Jansen à cette partie du monde. La thématique générale s’y prête bien cela dit. Le morceau est partiellement mid tempo, avec un growl très puissant, et avec des refrains catchy. L’ensemble est assez original, dans l’esprit du groupe, qui impose sa patte sur se compos comme personne.

Gaia est le manifeste de la volonté d’équilibre d’Epica. Le morceau est à la fois un morceau mélodique teinté de douceur et death brut. Ce son est caractéristique du groupe. Mais ce n’est son seul atout. On en devient exigeants face à tant de variété.

Code Of Life est pour moi l’une des plus belles promesses d’Omega. Car c’est un morceau qui n’est pas sans rappeler Fools Of Damnation (The Divine Conspiracy, 2007). Et qu’Epica nous offre ce qu’ils savent faire de mieux en terme d’utilisation de musique ethnique associée à sa propre recette du metal symphonique. En effet, nul ne sera surpris de savoir que Zaher Zorgati (Myrath) à prêté sa voix sur cette pièce teintée de savoir faire et d’exubérance. De plus Simone a avouée aimer cette chanson énormément (voir notre interview).

Puis vient Freedom, une chanson rock plutôt classique, à la sauce Epica. En effet, rythme réglé comme une horloge (Omega ?) refrain de stade, tout est prêt pour faire scander liberté à des salles qu’on espère combles une fois ces temps troublés oubliés. Mais ne nous attardons pas.

Car arrive la masterpiece d’Omega. La troisième partie de la saga Kingdom Of Heaven, The Antediluvian Universe. Treize minutes d’une succession d’instrumentations traditionnelles, flûte de Pan, instruments à cuivre, tout y passe. Et si Coen est déchaîné derrière les claviers, la justesse et l’émotion de Simone sont palpables. Et les chœurs sont au diapason. A vrai dire Epica nous offre ici l’étendue de son savoir faire.

D’ailleurs, Rivers, ballade assumée de l’album, est d’une élégance et d’une justesse fabuleuse. En effet, Simone y est à nouveau dans l’émotion, et cela fait mouche! Il y a quelque chose de grandiloquent ici.

Puis Synergize poursuit l’album dans l’esprit de l’album et nous mène à Twilight reverie, morceau comme les bataves nous offrent à chaque album. Rythme effréné, et refrain catchy. Du bonheur.

Finalement, s’en vient la grandiloquente conclusion de l’album, Omega -Sovereign Of The Sun Spheres. A première vue un morceau très classique. Mais certaines rythmiques sont différentes de ce qu’Epica a l’habitude de faire. Le morceau est, quoi qu’on en pense, accrocheur. A bien des égards, force est de reconnaître que cet Omega fait partie du meilleur de ce qu’Epica sait nous offrir.

Omega

En conclusion, on comprend mieux le succès d’Epica avec cet excellent Omega. Dans la droite lignée de ses 2 prédécesseurs, auxquels il vient s’ajouter. Formant ainsi un triptyque quantique. Les bataves ne cessent de repousser plus haut leurs ambitions et de nous offrir une meilleure symbiose entre rock, metal et symphonie. Bravo et merci.

Tracklist:

  1. Alpha – Anteludium
  2. Abyss Of Time – Countdown To Singularity
  3. The Skeleton Key
  4. Seal Of Salomon
  5. Gaia
  6. Code Of Life
  7. Freedom – The Wolves Within
  8. Kingdom Of Heaven prt 3 – The Antediluvian Universe
  9. Rivers
  10. Synergize  – Manic Manifest
  11. Twilight Reverie – The Hypnagogic State
  12. Omega – Sovereign Of The Sun Spheres

Et pour conclure, le single acoustique du groupe.

Un grand merci à Nuclear Blast et JMT Consulting.

Chaîne YouTube officielle du groupe.

Site officiel du groupe.

Nos chroniques, nos interviews.

Interview de Mark Jansen et de Simone Simons

 

 

 

 

 

Omega

par Epica

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