Theory of a Deadman sort un nouvel EP “Part 1: Funeral Songs“. Nous avons pu envoyer quelques questions à son chanteur, Tyler Connolly, qui nous en donné quelques explications.
Pozzo Live : L’EP s’intitule Funeral Songs, pourtant son ton paraît souvent léger, sarcastique, presque joueur. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre humour noir et émotion sincère dans ces nouveaux morceaux ?
Tyler Connolly : L’équilibre se met en place dès l’écriture des deux ou trois premiers titres. À partir de là, il devient assez facile de comprendre ce dont l’EP a besoin pour la suite. Concernant le titre, il a plusieurs significations. D’abord, nous avons une chanson sur le disque qui s’appelle « Funeral Song ». Ensuite, la musique jouée lors des funérailles n’est pas forcément triste. C’est davantage une célébration de la vie. Enfin, nous avons le sentiment qu’il s’agit de la fin d’une époque pour nous, puisque nous revenons à un son plus proche de nos origines.
Pozzo Live : Vous avez expliqué que sortir des EP vous permettait de ne publier que vos meilleures chansons. Qu’est-ce qui a rendu certains morceaux suffisamment forts pour figurer sur cette première partie plutôt que sur la seconde, qui arrivera plus tard ?
Tyler Connolly : C’est vraiment agréable de travailler sur moins de morceaux, car cela nous permet de choisir ceux qui résonnent le plus, aussi bien pour nous que pour notre producteur Chris Baseford. Pour notre prochain EP (la deuxième partie), les trois premiers titres enregistrés étaient des compositions toutes neuves. Ce format me permet aussi de travailler plus souvent sur de nouveaux morceaux lorsque l’inspiration est là. La dernière chose que nous voulions, c’était que ce deuxième EP donne l’impression d’être simplement les « restes » du premier.
Pozzo Live : Tyler, tu dis souvent que tu préfères faire sourire les gens plutôt que déclencher un mosh pit. Quelle chanson de cet EP représente le mieux cette philosophie aujourd’hui ?
Tyler Connolly : Nous avons toujours été connus comme un groupe amusant, avec des paroles pleines d’ironie et de malice, et j’en suis fier. Peu de paroliers savent faire cela. Je pense que des chansons comme « Hate My Life » parlent à beaucoup de gens et nous rappellent qu’il ne faut pas tout prendre trop au sérieux. Sur ce nouvel EP, j’ai aussi ce sentiment avec « Winnebago » et « Prenup».
Pozzo Live : Vous avez décrit cet EP comme une sorte de renaissance pour le groupe. Qu’est-ce qui marque le plus ce nouveau chapitre : la musique ou votre façon de travailler ensemble ?
Tyler Connolly : Musicalement, sans aucun doute. Le processus est resté pratiquement le même depuis le premier jour et il fonctionne très bien. Cette « renaissance » correspond surtout à un retour vers un son davantage influencé par le rock sudiste, que l’on retrouvait déjà sur nos premiers travaux.
Pozzo Live : Le single « Winnebago (Lay Low) » parle du plaisir de voir des plans annulés. Cette idée de lâcher prise ou de prendre du recul par rapport à la vie se retrouve-t-elle dans d’autres morceaux de l’EP ?
Tyler Connolly : Je ne pense pas. Pour moi, cette chanson est assez unique, mais c’est aussi l’un des hymnes les plus marquants de l’EP. En vieillissant, nous sommes nombreux à reconnaître qu’il est parfois bien plus agréable d’annuler ses plans et de se détendre que de sortir. C’est peut-être le reflet de notre époque, ou simplement le fait que notre définition du plaisir évolue avec l’âge.
Pozzo Live : Vous avez toujours navigué entre rock, country, pop et humour noir. Sur Funeral Songs, quel style vous a le plus surpris pendant l’enregistrement ?
Tyler Connolly : Les morceaux rock me paraissent naturels. C’est presque une seconde nature. Pour me mettre au défi, je cherche plutôt des choses qui me font un peu peur ou qui me sortent de ma zone de confort. L’humour noir et la country comportent toujours une part de risque, donc ce sont probablement les éléments qui m’ont le plus surpris, parce que j’ai trouvé que cela fonctionnait vraiment bien.
Pozzo Live : Après presque 30 ans passés ensemble, qu’est-ce qui vous surprend encore les uns chez les autres lorsque vous entrez en studio pour un projet comme celui-ci ?
Tyler Connolly : Je crois que l’énergie est toujours la même entre nous quatre. Nous comprenons très vite le concept d’une chanson, comme si nous ne formions qu’un seul cerveau, une seule entité. Malgré toutes ces années, on ressent encore des papillons dans le ventre lorsqu’on lance un morceau pour la première fois.
Pozzo Live : Cet EP constitue le premier chapitre d’un projet en deux parties. Savez-vous déjà comment ces deux volets vont se répondre, que ce soit sur le plan thématique, émotionnel ou même visuel ?
Tyler Connolly : Plus ou moins. Tout ce qui concerne l’artwork et l’aspect visuel arrive après, donc nous avons encore le temps de réfléchir à tout cela. Les chansons sont déjà enregistrées ou prêtes à l’être, donc nous savons déjà à quoi ressemblera le prochain EP. Cette deuxième partie sera un peu plus sérieuse, avec des paroles plus profondes.
Merci à Tyler pour ses réponses et merci à Kinda Agency
Photo de mise en avant : Sean McGee

























