En ce mardi 16 juin, Linkin Park faisait son grand retour à Lyon, un quart de siècle après son dernier passage dans la capitale des Gaules. Retour sur une soirée mémorable, idéalement lancée par deux premières parties de choix : Phantogram et Last Train.
Phantogram et Last Train pour préparer le terrain
Alors que les derniers rayons du soleil caressent les gradins Est, le duo Phantogram entre en scène pour ouvrir le bal. Leur pop-électro efficace résonne entre les murs du Groupama Stadium, portée par les deux musiciens installés derrière leurs claviers respectifs. S’il est toujours difficile de capter pleinement l’attention d’un stade en tout début de soirée, le duo a relevé le défi avec brio, repartant sans aucun doute avec de nouveaux auditeurs conquis.

Vient ensuite le tour de Last Train, dont la trajectoire ne cesse d’impressionner. Ce soir, la marche est haute, presque synonyme de consécration. Ouvrir pour Linkin Park – un groupe qui résonnait probablement dans leurs chambres d’adolescents lorsqu’ils ont Key-fondé leur propre formation – marque un jalon majeur dans la carrière des Français. L’émotion est palpable, mais le quartet ne se laisse pas impressionner : fidèle à sa réputation, le groupe livre une performance habitée, déversant une énergie brute et une prestance scénique impeccable. Une ouverture menée avec panache avant l’arrivée des patrons.

Linkin Park : la démonstration de force des patrons
L’heure tant attendue est enfin arrivée. Si beaucoup de choses ont changé depuis leur dernière halte lyonnaise – et c’est un euphémisme –, une constante demeure : la ferveur du public lyonnais, électrique dès l’extinction des lumières. Le groupe embarque alors le stadium dans un voyage de près de deux heures, oscillant habilement entre la nostalgie des hymnes qui ont bercé l’adolescence de toute une génération et la fraîcheur des titres extraits de leur dernier opus.
Structuré de manière quasi théâtrale en quatre actes suivis d’un rappel, le show se distingue aussi par sa générosité : la setlist, mouvante, évite le piège du copié-collé d’une date à l’autre, offrant à Lyon une expérience unique.

Une communion de 29 titres
Durant près de trente morceaux, Linkin Park réaffirme son statut de géant du rock moderne. Au centre du jeu, la complicité entre Mike Shinoda et la nouvelle venue, Emily Armstrong, saute aux yeux.
Loin d’essayer de calquer le passé, la formation réinvente son catalogue avec une puissance renouvelée. Emily Armstrong impressionne par sa maîtrise vocale, alternant voix claire et screams viscéraux avec une aisance déconcertante sur les classiques de Hybrid Theory et Meteora, tout en s’appropriant les nouveaux morceaux. Derrière eux, la machine rythmique est d’une précision chirurgicale, soulevant la fosse à chaque coup de médiator et de baguette.

Malgré l’immensité de l’arène, Linkin Park réussit le tour de force de maintenir une réelle proximité avec ses fans. Les échanges sont sincères, les sourires nombreux, et la communion culmine lors des refrains repris à l’unisson par des dizaines de milliers de voix. En combinant la force brute de leur héritage et l’énergie d’un nouveau chapitre bien vivant, le groupe prouve qu’il est, plus que jamais, au sommet de son art.
29 titres durant, Linkin Park nous prouve leur domination au sommet de leur art. Emilie Armstrong et Mike Shinoda emmènent la bande devant une foule acquise avec panache et font preuve d’une réelle proximité avec leurs fans tout au long du concert.















































